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Equinox magie

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Chez Hagel (médiumnité - magie - spiritualité)


Introspection & connaissance de soi

Publié par Hagel sur 1 Novembre 2013, 11:37am

Catégories : #spiritualité



Introspection & connaissance de soi
Une clé individuelle et universelle




L'introspection...Qu'est ce donc? Littéralement "regarder à l'intérieur" de soi. C'est une action et plus que cela; un acte fondateur. La prise de conscience du "je" est l'une des étapes clés du développement de l'enfant, la prise de conscience du "qui-suis-je" de l'adolescent, du "ce que je peux être, ce que je peux devenir, ce que je veux être" celle de l'adulte. Notre raison ne cesse de se confronter à notre instinct tout au long de notre vie, et l'introspection est la clé de ce rapport constant à nous-même. Car comme l'illustre parfaitement l'épithète du temple de Delphes:
Connais-toi toi-même et tu connaîtras les dieux et l'univers.
J'ajouterais aussi:
Avant de trouver son chemin, il faut se trouver soi
En somme, comment l'introspection nous mène à nous-même, en quoi est elle la clé de notre univers? C'est l'objet de ce dossier.


L'introspection:

Sa définition et ses objectifs:

L'introspection (du latin « introspectus ») désigne l'action de « regarder à l'intérieur ». C'est la recherche de notre "vérité", de notre essence même, de ce qui nous compose, nous définis, la façon dont nos schémas de pensées se structurent, la façon dont nos émotions nous régissent et comment nous vivons par rapport à soi et par rapport aux autres.
On se sert de cet outil autant dans la philosophie pour la découverte du vrai, que dans la psychologique pour aider à comprendre un traumatisme, que dans la spiritualité pour la recherche du divin dans la transmutation.

L'être humain en pleine humanité conjugue l'instinct (qui sert à la survie de l'être et de l'espèce) et la raison qu'il développe au fil de son existence. L'introspection permet à la raison de s'appliquer à soi et de se détacher de préjugés, de certitudes acquises, faire preuve d'esprit critique envers soit et comprendre que notre propre ignorance de nous-même est le point de départ de la sagesse.
L'introspection permet de développer notre capacité de discernement raisonné, qui à la différence du discernement instinctif n'est pas inné mais développé par l'expérience et par les connaissances
(F. Lenoir)


Mais l'introspection n'est pas que par rapport à nous uniquement, elle est aussi sociale:
Edgar Morin:
«L’introspection :
La pratique mentale de l’auto-examen permanent de soi est nécessaire, car la compréhension de nos propres faiblesses ou manques est la voie pour la compréhension de ceux d’autrui. Si nous découvrons que nous sommes tous des êtres faillibles, fragiles, insuffisants, carencés, alors nous pouvons découvrir que nous avons tous un besoin mutuel de compréhension.
L’auto-examen critique nous permet de nous décentrer relativement par rapport à nous-mêmes, donc de reconnaître et juger notre égocentrisme. Il nous permet de ne pas nous poser en juges de toutes choses («C’est un con», «c’est un salaud», sont les deux expressions qui expriment à la fois la totale incompréhension et la prétention à la souveraineté intellectuelle et morale.).»
L'introspection nous replace dans une construction sociale et permet de la détricoter (nous retrouvons ainsi la notion de maïeutique chère à Socrate et qu'il utilisait pour amener son interlocuteur à trouver et construire ses propres réponses par lui-même). Nous prenons conscience des actes socialisants (la parole étant la première des normes), nos intérêts à les respecter (ou pas). Et là nous en venons à Hegel, pour qui cette quête de connaissance est en même temps une quête de liberté. En le sens où elle délivre, des dogmes, des lois, parce qu'elles sont comprises, acceptées ou pas.
La connaissance libère, et la connaissance de soi nous libère de nous, ainsi que de l'autre. Car en prenant conscience de l'absence de jugement envers l'autre (qui n'a plus lieu d'être car nous reconnaissons son individualité, ses arcanes en ayant découvert les nôtres) nous comprenons ainsi notre univers.
L'introspection amenant le détachement de soi (regard critique et libre du jugement), le détachement de l'autre (nous comprenons la réaction émotionnelle logique induite par une cause, nous ne pouvons juger quand nous ne nous jugeons pas nous-même), elle est la clé de la sagesse individuelle et sociale. La raison ne domptant pas l'instinct, mais l'acceptant, le remplaçant dans un contexte, tout trouvant sa place.  


Ses problématiques:

Frédérique Lenoir:
Une quête philosophique et spirituelle rigoureuse nous éloigne de toute certitude confortable et de tout clan.
Se confronter à soi n'est pas une démarche évidente et facile.
La première difficulté: faire preuve de sincérité face à soi, la seconde faire preuve d'humilité face à soi et la troisième faire preuve de compassion face à soi.
Ainsi l'introspection va mener l'humain à poser un regard qui va se construire progressivement de façon détachée face à lui et ainsi l'autre, mais le confronter aussi à ses parts sombres, ses potentialités de destruction à l'intérieur de nous-même, nous obligeant ainsi à l'humilité, et à faire preuve de recul et d'acceptation de nous-même
Il y a t'il une bonne façon de supporter ses propres démons? Honnêtement, je n'ai pas de réponses, et je n'en ai pas trouvé de toutes faites. L'humain face à lui-même doit dépasser sa propre peur de lui, comprendre que ses faces cachées sont d'une part commune (ce qui n'est pas évident dans une société aseptisée) et qu'il ne pourra pas sans défaire, simplement les transmuter et les transcender s'il le désire. Et celui qui n'a pas trouvé de part d'ombre dans une introspection ne l'a pas convenablement menée.
Apprendre à vivre avec soi n'est pas une évidence, et l'introspection nous mène ainsi forcément à l'humilité et la compassion face à soi, puis face aux autres. Se découvrir demande de pouvoir se regarder tel que l'on est, et parfois rien de pire que la poutre dans l'oeil qu'on ne saurait voir et explorer.
Pire cette quête menée de façon extrême, voire abusive peut devenir une vraie problématique. Ainsi, une volonté d'introspection abusive nous amenant à déterrer des événements traumatiques, des éléments que nous ne sommes pas prêt à supporter demande un accompagnement et ne se fait pas du jour au lendemain.
Le meilleur exemple est probablement la discipline de la psychanalyse qui est un accompagnement sur plusieurs années (5, 10, 15 ans). Car oui, l'introspection ne se mène pas toujours seul et quand on tourne en rond enfermé dans ses propres structures un regard extérieur et neuf peut devenir une porte de sortie.
C'est aussi tout le travers de l'introspection, on remarque facilement chez les autres ce qu'on ne voit pas chez soi, et tout l'intérêt de la conscience est justement d'utiliser ceci. Ce qui nous interpelle chez l'autre doit nous interpeller en nous-même: pourquoi es ce que cela me fait réagir? en quoi cela me parle? à quoi cela revient-il chez moi?
Pour en revenir au dérive, si vous êtes dans un état dépressif, ou que vous sentez que l'introspection vous mène au bord de l’abîme intérieur, parlez en, ne restez pas seul et faites vous accompagner.
N'oubliez pas que si vous voyez l'ombre, la lumière existe aussi en vous-même, et que ces caractéristiques ne sont des problèmes que si vous passez à l'acte. Ainsi la soif de pouvoir (en exemple soft) peut être contrôlée dans un axe constructif au service d'autrui, parce que l'introspection vous a mené à la conscience de cette part de vous et vous a permis de trouver les clés de ce que vous preniez pour une part d'ombre et qui est en fait un outil dont vous choisissez l'usage.
C'est comme la personne qui apprend/comprend qu'elle a été meurtrier, violeur, bourreau dans une vie antérieure, qui participe à un processus d'introspection sur un plan ésotérique. Elle doit prendre conscience de ce qui l'a amené à changer, et peut voir au sens propre dans sa vie son opposition ou son rapport au sang. Exemple, le bourreau devenant policier et luttant contre le crime. Le fait d'avoir vu l'ombre permettant de la reconnaître et la traquer.


Son rapport au spirituel et à l'ésotérisme:

Au spirituel:
Je te cherchais à l'extérieur de moi-même, mais toi tu étais plus intérieur à moi que ce que j'ai de plus intérieur (tu autem eras interior intimo meo).
Saint Augustin, Confessions, III, 1
Augustin, à la suite de Saint Paul, développe ce mouvement d’entrée en soi-même. Si Dieu habite en l’homme, il faut regarder en soi pour le trouver.
Donc l'introspection mène à la part divine de soi. Ainsi se connaitre devient la quête mystique par excellence, celle qui permet de comprendre dieu. Rappelons que l'homme est vu à Son image dans la mystique juive, chrétienne, musulmane.
Par extension, parmi les mouvements religieux on pourrait associer la gnose à cet aspect pratique de la recherche du divin au travers de la connaissance et donc de la connaissance de soi.
Cette quête de la transmutation par la compréhension des mécanismes de l'homme et de son essence première se retrouve aussi dans l'alchimie, avec le texte fondateur (enfin attribué comme tel) à Hermès Trimegiste et la phrase clé: « Ce qui est en haut est comme ce qui est en bas ; ce qui est en bas est comme ce qui est en haut »

L'introspection devient ainsi le chemin intérieur de toute démarche spirituelle, dans une quête du divin. Nous devenons celui qui pave lui-même les routes de son changement vers Dieu. En résumé, nous sommes notre propre guide, notre propre démon et notre propre ange quelque soit la teneur spirituel, nous devons affronter par étape notre ignorance de l'univers, puis de nous-même. Que l'on retrouve dans la mystique juive avec la levée des voiles de Nephtys et d'Isis, l'initié découvrant tout ce qu'il est au delà du temps (post Isis) dans son chemin menant au divin.
On retrouve ces mêmes correspondances dans la spiritualité asiatique et orientale, avec l'atteinte de l'état de Nirvana dans le bouddhisme: ce terme désigne la finalité de la pratique bouddhique, l'Éveil (bodhi). Il est au-delà de toute description et ne peut être défini que négativement comme la fin de l'ignorance, facteur essentiel de la coproduction conditionnée, et des trois soifs : désir des sens (kāma-taṇhā), désir d'existence ou vouloir-vivre (bhava-taṇhā) et désir d'annihilation (vibhava-taṇhā). Le nirvāṇa est une forme d'achèvement qui peut être comparé, selon les textes, à l'extinction d'une flamme (individualité ou sens du soi) : de même qu'on ne peut définir un feu qui ne brûle pas, on ne peut définir une personne qui a « exsufflé » les agrégats d'existence (désirs, volitions, conceptions erronées) qui entraînent une personne non éveillée de renaissance en renaissance. wikipédia définition du nirvana. Atteindre cet état nécessite déjà de reconnaître nos soifs et de les dépasser. Ainsi, l'introspection est une clé de ce cheminement.

L'introspection est ainsi ce qui mène à l'initiation de l'être, le confrontant à ses archétypes et aux archétypes de la création, le faisant passer d'être profane à sacré, libéré des carcans du désir (et donc de l'instinct et du social). Est-il utile de préciser que c'est le travail de toute une vie, voire bien au delà?


A l'ésotérisme:

Au sein de l'ésotérisme, par delà la dimension mystique que peut rejoindre cette science, l'introspection est une valeur de tous les jours. Elle est une clé du bon vécu.
Savoir se définir c'est d'abord savoir se connaitre, et connaitre ses propres énergies en opposition et en harmonie avec l'univers (comprendre ce qui nous entoure et au delà). C'est donc savoir se reconnaître quand nous faisons face à des perceptions qui nous dépassent: est-ce de nous, est-ce issue de ce qui nous influe, nous entoure, de notre voisin, de nous?

Connaitre les arcanes émotionnelles, mentales, la façon dont se structure notre personnalité devient la clé qui vous permet à la fois de distinguer ce qui vient de vous ou de l'extérieur, mais aussi apprendre à développer votre précision dans la connaissance et reconnaissance de ce qui vous entoure.
Exemple: travaillant l'élément feu, du fait d'une volonté poussée à son extrême; vous allez ainsi vous attachez à travailler sur les énergies du foie, à réfléchir au fait que vous êtes inflexible avec vous-même et se travail de connaissance, de transcendance sur vous-même vous amène à reconnaître chez l'autre ces caractéristiques quand vous les rencontrez. Vous identifiez ainsi par structuration et expérience les clés de l'univers autant que vos clés intérieures.
C'est aussi comprendre qui nous sommes au travers des sens, c'est pas tant ésotérique, mais par exemple comprendre nos sens dominants nous permet de comprendre la façon dont nous percevons et voyons le monde: si l'ouïe passe en premier, ou bien le toucher, notre rapport à ce qui nous entoure et par quel biais. Autant de petites définitions de nous-même qui nous renseignent et nous enseignent par touche le tableau que nous sommes. C'est aussi valable pour notre vécu: voir le développement naturel de la médiumnité.

La seconde force de l'introspection va être aussi de structurer l'égo, en se définissant, nous définissons nos limites, nous quittons le statut de marionnette régit par l'instinct (qui là tiens plus de porte ouverte à toutes entités/personnes/consciences/énergies passant dans le coin et faisant de nous ce qu'elle désire) et nous devenons un être raisonné dans l'ésotérisme: l'introspection devenant un élément fondateur de l'esprit critique nécessaire (VITAL) à toute pratique ésotérique ou occulte.
Nous ne subissons plus forcément (du moins l'introspection permet la prise de conscience de ce qui est subi nous menant ainsi au chemin de la maîtrise) et nous prenons conscience du "je" (au sens primaire d'être, cogito ergo sum/je pense donc je suis Descarte) dans un rapport permanent et continuel d'échanges d'énergies constant. Et nous nous identifions au travers de ce mouvement. La prise de conscience de l'enfant qui se reconnait dans le miroir: le "je"/jeu énergétique est définit.

Libre ensuite au cheminant d'utiliser cette force pour continuer sur le chemin de l'éveil et pourquoi pas l'Eveil. Mais l'être changeant au gré des épreuves vécues, qu'elles nous paraissent anodines ou bouleversantes, l'introspection n'est jamais terminée, elle est une quête personnelle de tous les instants.



La connaissance de soi en pratique:

Le journal:
Epitecte, Entretiens livre IV
" Tous les soirs, il fait son examen de conscience : «En quoi ai-je manqué ? Qu'ai-je fait ? Qu'ai-je omis de ce que je devais faire ? Ai-je manqué de dire à mon seigneur telle flatterie qui lui aurait bien plu ? Ai-je laissé échapper imprudemment quelque vérité qui ait pu lui déplaire ? Ai-je omis d'applaudir à ses défauts et de louer telle injustice, telle mauvaise action qu'il a faite ?» Si par hasard il lui a échappé une parole digne d'un homme de bien et d'un homme libre, il se gronde, il en fait pénitence et se croit perdu. Voilà comme il travaille à son intérêt, comme il amasse du bien. Et toi tu ne fais la cour à personne, tu ne flattes personne, tu cultives ton âme, tu travailles à acquérir de saines opinions ; ton examen de conscience est bien différent de celui du premier. Tu te demandes : «Ai-je négligé quelque chose de ce qui contribue à la félicité, et qui plaît aux dieux ? Ai-je commis quelque chose contre l'amitié, la société, la justice ? Ai-je omis de faire ce que doit faire un homme de bien ?» Avec des désirs si opposés, des sentiments si contraires et une application si différente, comment es-tu fâché de ne pas égaler le premier dans ces biens de la fortune ? D'où vient que tu le regardes d'un oeil d'envie ? Car il est bien sûr que, pour lui, il ne t'envie point. "
Le journal reste le meilleur support de constatation d'une évolution, d'une confrontation à soi, d'un questionnement intérieur construit dans le temps. Attention, il ne doit pas seulement servir à vos épanchements émotionnels et mentaux (oh mon dieu machin a été trop méchant avec moi). Il doit être acteur clé de la façon dont vous structurez votre découverte.
L'examen de conscience proposé par Epictète ne date pas d'hier, cette tendance a aussi été reprise par les mouvements jésuites par exemple avec son fondateur Ignace de Loyola qui préconisait un examen de conscience deux fois par jour . Et il peut être réadapté à votre vie:
qu'ais je construit aujourd'hui? quel est mon état émotionnel ou mental? où me suis je senti fort ou pris en défaut dans cette journée? que puis je améliorer demain?
Attention à rester équilibré: le positif et le négatif doivent être autant abordés. Car dans des périodes négatives vous n'aurez tendance qu'à voir le négatif et dans les tendances bisounours que la guimauve dégoulinante, ce qui ne permet pas un regard éclairé sur une progression.

Dans ce rapport au journal, on se doit de mentionner le support des rêves: les rêves sont l'expression de notre inconscient et révèlent beaucoup de choses sur nous-même, qu'elles soient refoulées ou exprimées, peu importe. Et ce qui compte dans ce journal de rêve, c'est de prendre conscience par nous-même de ce qu'ils révèlent.
Jung pensait que tous les personnages d'un rêve sont des parts de nous qui se manifestent sous diverses formes.
Même si vous vous aidez d'une personne, ou bien d'un dictionnaire des symboles, cette confrontation aux archétypes et leur compréhension par votre propre chemin sera une force de demain, vous permettant de connaitre et découvrir les symboles, leurs forces, la façon dont ils vous fascinent, vous reflètent, vous représentent et donc ce que vous êtes.

Les associations libres: dans la pratique de l'introspection, laisser parler librement l'esprit, qui se dévide comme une pelote est à certains égards une extension de la pratique de l'interprétation du rêve, et de la psychanalyse.
Ainsi, travailler sur un thème, et faire des associations: traumatisme: quel mot vous vient en premier à l'esprit? puis le suivant et ainsi de suite jusqu'à ce que se dégage des tendances générales, des "lapsus" comme apprécierait grandement notre ami Freud.

Le miroir psychique: à découvrir par ici

La caverne de Damo: à découvrir par ici


Les états modifiés de conscience:
MBSR ou méditation pleine conscience: la conscience du corps en harmonie avec l'esprit. Un travail d'harmonisation et de recherche du bonheur, du moment présent et de réduction du stress par la conscience de soi, au sens physique premier et ensuite psychologique, en étant à l'écoute de nous-même.

Les extases mystiques et méditatif: le nirvana en est une, ou bien lors de prières, de moments transcendants dans la méditation, voyage astral, perception de son état énergétique (aura, chakras, corps subtils, nadis, et que sais-je encore) ... Tout autant de façon de se voir, de prendre conscience de notre rapport au monde, de notre place dans ce grand tout, ainsi que de notre état.

L'écriture intuitive et automatique: eh oui coco! ce ne sont pas que des supports de communication avec les entités, mais aussi avec nous-même. Que ce soit avec le haut mental, ou l'inconscient, c'est une bonne façon de traiter des questions intérieures. Cet outil est d'ailleurs utilisé en psychologie.


Les supports pour entraîner les perceptions et engendrer les énergies introspectives:
Les pierres: Les obsidiennes (oeil céleste tout particulièrement), à user avec modération! parce que nous ne sommes pas toujours prêt à nous confronter à nous-même.

Les plantes: bon, là gros bémol. La plupart sont psychotropes et s'usent dans des processus d'initiations encadrés et structurés dans des notions chamaniques pour la plupart de ses usages. Que ce soit l'ayahuasca et ses petites copines, préférez le bon vieux bout de papier à la consommation qui pourrait vous mener au bad trip dans le meilleur des cas, à des conséquences graves dans le pire, quand ça n'est pas géré.
Autant dire qu'en dehors de tout cadre religieux précis, codifié, avec des personnes compétentes, c'est à oublier et en bonus c'est illégal.


Utiliser les circonstances et les épreuves:
Le meilleur exemple reste une attaque d'entité: aucune attaque ne créé un problème, il ne fait qu'exploiter une problématique.
Il n'y a pas meilleur introspection express et forcée qu'une attaque car elle met en exergue une faiblesse dans un contexte donné et nous confronte à des parts de nous à renforcer, traiter, soigner sur le plan psychique et psychologique.
Les rencontres avec les entités: par harmonie, nous attirons à nous ce que nous sommes, ce que nous pouvons être ou devenir. Ainsi en attirant un certain type d'entité de façon récurrente, nous pouvons nous interroger sur des affinités énergétiques qui n'ont pas été conscientisées, et donc des parts de nous à comprendre sur un plan psychologique et élargir un champs de perspective si on le désire.


La perception de soi:
Confrontation aux archétypes: "je suis la réincarnation de..." combien de fois j'ai pu l'entendre celle là? *moment de réflexion* trop pour que je puisse compter. Reprenons, quand la personne ne comprend pas les énergies auxquelles elle est confrontée, le premier raccourci c'est l'archétype et le symbole. Ce qui n'est pas toujours évident à comprendre, mais qui est une bonne façon aussi de se découvrir dans une dimension initiatique, religieuse et énergétique.

Les vies antérieures: probablement l'une des introspections les plus transversales. Comprendre ce qu'on a été au travers de la levée du voile, que ce soit par soi ou par autrui reste l'une des confrontations majeures qui touchent à nos parts impérissables, à ce qui nous structure énergétiquement dans le moment présent, sans pour autant que cela soit conscientisé. Les épreuves passées nous marquent, que nous l'acceptions ou pas, que ce soit par opposition ou par répétition. Ce sont tout autant de schémas à travailler pour dénouer et se transcender.
Mais attention, dans le cheminement de l'introspection, l'étude des vies antérieures peut être ce qu'il y a de plus douloureux. Accepter un passé ignoré, dont nous n'assumons plus la responsabilité et qui pourtant nous parle, nous correspond, résonne en nous, est parfois très douloureux.


Conclusion:
L'introspection est une clé, qui se tourne chaque jour, parfois non sans mal.
Accéder à la connaissance de soi permet d'accéder à la connaissance de l'homme et donc de l'univers. Cette connaissance issue de l'introspection permettant de se détacher des préjugés, de comprendre les arcanes de l'humain et donc de renouer avec l'Humanité.
Ses maîtres mots sont: sincérité, humilité, compassion.


 
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Sources et remerciements:
mes voisins qui ont supporté mes cris de victoire quand j'ai déterré Saint Augustin de sous ma bibliothèque. Les 6 L de coca zéro qui furent nécessaire. Ma mère qui m'a rappelé l'existence de Frédérique Lenoir et de son livre le "petit traité de vie intérieure" que je vous recommande chaudement. Le site d'EHESS et de ses laboratoires d'études dont la lecture répétée m'a rappelé mon intérêt pour la sociologie. Les entités qui m'accompagnent et qui ont stoïquement vécu mes extases "mais c'est trop génial, tu te rend compte?" à peu près 10 à 20 fois par heure de travail (donc beaucoup trop pour que je les compte). Hans Zimmer et la BO de The Dark Knight Rises que j'ai du écouter tellement de fois que le MP3 doit être usé.
Concernant les sites utilisés, ils ont été cité au fil du texte.
L'image d'ilustration est de Starryway
Et surtout: tous ceux et celles que j'ai croisé dans mon cheminement et dont les expériences ont nourri l'écriture de ce dossier. Même au loin, vous restez dans mon coeur.



Bien à vous

 

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Commenter cet article

Bonjour 10/09/2016 10:45

Est-ce normal qu'une grande introspection amène de la colère en nous et une perte de soi ? Est-ce que cela fait partie du cheminement ?

Hagel 05/11/2016 10:19

L'introspection nécessite de faire face à soi. Et faire face à soi nécessite de s'accepter, d'accepter nos limites et nos "défauts"
Si nous ne sommes pas en accord avec nous-même, colère & frustration seront au rendez-vous. Ca fait partie des possibles étapes du cheminement oui.
Bon courage

poumas l 15/02/2014 14:39

C'est avec un grand intérêt que j'ai lu ton article. Vraiment très intéressant. Merci

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