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Equinox magie

Equinox magie

Chez Hagel (médiumnité - magie - spiritualité)


Magie runique: les 18 charmes de base

Publié par Hagel sur 12 Septembre 2008, 19:07pm

Catégories : #magie runique et asatru

Bonjour,

Les textes sacrés de la tradition nordique nous dressent le panorama merveilleux de la magie runique. Les paroles d’Odin conservés dans le Hávamál (140-165), évoquent 18 charmes puissants :

Neufs chants suprêmes
J’appris du fils renommé
De Bölthorn, père de Bestla
Et je pus boire
Du précieux hydromel
Puisé dans Oedrerir

Alors je me mis à germer
Et à savoir
A croitre et à prospérer
_de parole en parole,
La parole me menait
D’acte en acte,
L’acte me menait

Tu découvriras les runes
Et les tables interprétées,
Très importantes tables
Très puissantes tables
Que colora le Thul suprême (Fimbulthulr)
Que firent les puissances
Et que grava Hroptatyr (le crieur des Dieux)

Odin parmi les Ases les grave
Pour les Alfes, ce fut Dain
Dvalin, pour les nains
Asvid pour les géants
J’en gravais moi-même quelques-unes.

Sais-tu comment il faut les tailler ?
Sais-tu comment il faut les interpréter ?
Sais-tu comment il faut teindre ?
Sais-tu comment il faut éprouver ?
Sais-tu comment il faut demander ?
Sais-tu comment il faut sacrifier ?
Sais-tu comment il faut offrir ?
Sais-tu comment il faut immoler ?

Mieux vaut ne pas demander
Que trop sacrifier
Qu’il y ait toujours récompense pour don.
Mieux vaut ne pas offrir
Que trop immoler.
Voilà ce Thund grava
Avant les origines de l’humanité ;
Là il ressuscita
Quand il revint.

Ces charmes je sais
Que ne sait femme de prince
Ni fils d’homme
L’un s’appelle Aide
Et il t’aidera
Dans les procès et les chagrins
Et les dures détresses.

J’en sais un second
Dont ont besoin les fils des hommes,
Ceux qui veulent être guérisseurs.

J’en sais un troisième :
Si je suis en pressant besoin
De mettre à mal mes ennemis,
J’émousse les lames
De mes adversaires.
Leurs armes ni leurs ruses ne mordront plus.

J’en sais un quatrièmes :
Si les guerriers entravent
Mes membres, je l’incante
Afin de pouvoir aller librement
Les fers me tombent des pieds
Et les liens de mes bras.

J’en sais un cinquième
Si je vois un trait tiré contre moi
Parmi la troupe guerrière ;
Il ne vole pas avec une telle vigueur
Que je ne puisse l’arrêter
D’un simple regard.

J’en sais un sixième
Si un jeune guerrier me blesse
Avec les racines d’un jeune arbre plein de sèves
Cet homme, qui attire la malédiction sur moi
Le malheur le rongera plus vite que moi.

J’en sais un septième
Si je vois la haute flamme
Ardre la salle parmi les compagnons de banc
Elle ne brûle pas si vaste
Que je ne puisse me préserver
Tel est le charme que je chante

J’en sais un huitième
Qui a tous est
Profitable à prendre :
Où que s’enfle la haine
Parmi les fils du chef,
Je peux l’apaiser promptement.

J’en sais un neuvième :
Si le besoin me presse
De sauver mon navire en mer dérivant,
Je calme le vent
Sur la vague de tempête
Et mets toute la mer en repos.

J’en sais un dixième :
Si je vois des sorcières
Chevaucher par les airs,
Je fais de telle sorte
Qu’elles s’égarent
Sans retrouver leur propre peau,
Sans retrouver leur propre esprit.

J’en sais un onzième.
Si je dois à la bataille
Mener des amis de toujours,
Je hurle contre ma targe.
Et eux, pleins de force, s’élancent
Sains et saufs à l’assaut,
Sains et saufs en repartent,
Sains et saufs où qu’ils soient.

J’en sais un douzième.
Si je vois sur la potence
Osciller un cadavre de pendu,
Je sais graver de telle sorte
Et teindre les runes
Que cet homme revient à soi
Et m’adresse la parole.

J’en sais un treizième.
Si je dois sur un jeune homme
Verser l’eau lustrale,
Il ne périra pas,
Irait-il au combat,
Les épées ne le réduiront pas.

J’en sais un quatorzième :
S’il faut que devant les hommes
J’énumère les dieux,
Des Ases et des Alfes
Je sais toute chose ;
Rare, l’inavisé qui le sait.

J’en sais un quinzième
Que le nain Thjódrörir
Chanta devant les portes de Dellingr :
Par ses charmes donna la force aux Ases,
Aux Alfes, le renom,
La clairvoyance à Hroptatyr.

J’en sais un seizième :
Si de la femme sage
Je veux obtenir amour et liesse,
Je tourne la tête
De la femme aux bras blancs
Et bouleverse tout son cœur.

J’en sais un dix-septième
…………………….
Qu’elle aura peine à m’éviter,
La juvénile vierge.
Ces charmes,
Loddfáfnir,
Puisent-ils te servir longtemps ;
Qu’ils te soient bénéfiques, si tu les suis,
Opportuns, si tu les apprends,
Utiles, si tu les reçois.

J’en sais un dix-huitième
Que jamais n’ai enseigné
A vierge ni épouse
_il vaut mieux
Qu’un seul le sache.
Ainsi s’achèvent les Chants magiques_
Si ce n’est à celle qui m’enlace dans ses bras,
Ainsi qu’à ma sœur.

A présent les dits du Très-haut
Sont chantés dans la halle du très-haut,
Très utiles aux fils des hommes
Inutiles aux fils des géants
Salut à celui qui chanta !
Salut à celui qui les saura !
Qu’en jouisse celui qui les apprit !
Salut à ceux qui écoutèrent !



Cette liste de charme de charmes runiques recouvre toutes les possibilités : il y a des charmes liants, des charmes d’amour, de la magie guerrière, des protections contre la magie néfaste, et les moyens de distinguer les dieux bienfaisants des esprits nuisibles. Ils constituent la base de toute magie runique moderne.

Les sagas norroises nous fournissent aussi un récit de première main de magie runique en action. La saga d’Egill, fils de Grim le chauve nous raconte comment le héros utilisa les runes pour détecter du poison dans un breuvage. Pour y parvenir, il grava des runes sur la corne à boire. Puis, en colorant les runes, il récita un charme « la corne vola en éclat et la boisson se répandit dans la paille » Dans la maison de Thorffinr, Egill chercha des runes gravées sur un os de baleine dans le lit d’une femme très malade. Il découvrit que le runiste qui les avait tracées était incompétent. Effaçant les runes inutiles, Egill dit : « point ne faut graver des runes/Si l’on ne sait les interpréter/ A maint homme il arrive/que le noir bâton gravé l’égare ;/J’ai vu sur la planche taillée/ des lettres secrètes gravées/ voilà ce qui longtemps à causé/ Lourd dol au tilleul des oignons. » Puis il tailla les runes appropriées sur un nouvel os et les reposa sous l’oreiller de la femme. Bientôt elle s’éveilla, comme si elle sortait d’un sommeil, et dit qu’elle était guérie.

Cette histoire nous incite à ne pas oublier que certaines pratiques magiques d’hier comme aujourd’hui étaient effectuées dans un sens négatif.
Toutes les anciennes inscrïptions runiques ne sont pas nécessairement de la magie runique bonne ou efficace. On trouve aussi bien des erreurs que de la sagesse dans le passé. Pour réussir, nous devons apprendre à comprendre comment distinguer le bon du mauvais.

Source: Runes et magie, Nigel Pennick

Bien à vous

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