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Equinox magie

Equinox magie

Chez Hagel (médiumnité - magie - spiritualité)


Dossier: Asatru et magie runique

Publié par Hagel sur 29 Février 2012, 23:04pm

Catégories : #magie runique et asatru

Bonjour,



Asatru et magie runique



Comprendre les runes, c'est comprendre la religion à laquelle est associée cette tradition.
L'une ne va pas sans l'autre.

Attention, à ne pas confondre asatru et odinisme. L'asatru donne aucune prédominance à un dieu en particulier, tandis que l'odinisme place Odin comme "chef des dieux".

Asatru:

Signifie littéralement « loyauté aux Ases », en islandais. C'est une religion polythéiste basée sur la mythologie nordique qui comporte deux familles de dieux, les Ases et les Vanes.
Née en Scandinavie, elle a irradié jusqu'en Allemagne, et en Europe, elle même fruit d'une acculturation avec avec une religion plus ancienne (représentée par les Vanes (des dieux) dans l'asatru), que les peuples sames respectaient.

Tradition orale, on la connait au travers entre autre des Eddas recueillis par Snorri Sturluson au XIIIème siècle, dans une ère déjà post christianisation, ainsi que des sagas racontant les exploits et vécus des grands héros de la mythologie scandinave.
Ce sont ainsi les textes fondamentaux permettant de découvrir l'histoire des Dieux, et l'histoire des hommes liée à la dimension religieuse, et la pratique magico-chamanique.

L'archéologie et l'histoire reste aujourd'hui l'une des meilleures approches de cette religion, en raison des récupérations new âge, et plus grave de certains mouvements nazis (une part de l'héritage asatruar a été détourné par le 3ème Reich).

Cette spiritualité est associée à une pratique chamanique et une dimension ésotérique forte. La religion servait à structurer et apporter des normes sociales dans des communautés vivant dans des conditions climatiques, parfois extrêmes.
Ainsi, sacré et profane se côtoyaient allégrement, la preuve en est par le simple exemple des runes:
à la fois alphabet normatif pour l'écriture, et alphabet sacré.

Comprendre l’asatru, c’est aussi comprendre une notion de destin. Destin qui s’appelle le Wyrd et auquel homme et dieux se soumettent. Chaque être, quelque soit sa force ne peut pas échapper au fil des 3 Nornes qui contrôlent les vies de chaque choses.
Völuspá (2e partie) :
"D'ici vinrent les filles
Savantes en toutes choses,
Trois, venant de la mer,
qui s'étend sous l'arbre;
L'une est appelée Urd,
Verdandi l'autre
- elles gravaient des bâtonnets -
La troisième est Skuld:
Elles ont fait les lois
Elles ont fixé les vies
Des fils des hommes "

Urd : passé, Verdandi : présent, Skuld : futur.

Ainsi, Balder fils d’Odin fait des rêves prémonitoires atroces de sa mort, et malgré toutes les forces engagées par son père pour lui faire échapper à ce tragique destin, Balder meurt, pris au piège des actions engagées pour éviter sa mort.

La destinée est aussi symboliquement les forces naturelles contre lesquelles l’homme ne peut que se plier, mais c’est aussi une notion sacrée. L’homme ne voue pas sa vie aux dieux, mais accepte le changement en l’accompagnant plutôt qu’en allant contre lui. C’est une façon de replacer le pouvoir de toute chose face à l’immensité de l’Univers.
L’expression du destin, avec une vie « grandiose » (guerrière et grégaire) est l’expression de la force profonde qui habite l’homme et qui respecte le sacré dans sa vie.

Et les runes sont l’augure majeur de l’asatru pour comprendre, approcher, respecter ce Wyrd, et lire les fils des nornes.

Mystique:
La mystique liée à l'asatru est ainsi aussi complexe que peut l'être la kabbale. Néanmoins, elle est peu connue et beaucoup a été perdu, et c'est un sentier peu médiatisé.

Contrairement à ce que certains mouvements new age présentent (au travers des "9 vertus"), l'asatru n'est pas dogmatique et n'impose pas de comportement, c'est à chacun d'être au mieux par rapport à ce qui l'entoure.

On trouve ainsi une cosmologie complexe, décrite dans la Gylfaginning, de la création du monde à la structuration de l'univers en 9 mondes. (Le chiffre 9 a une dimension très forte dans l'asatru.)
De nombreuses entités vivent dans ces mondes: Alfes (elfes), Nains, Géants, Hommes, Dieux...Et de nombreuses forces régissent ces mondes.

La compréhension des énergies du corps de quelqu'un était appréhendée, avec la différenciation des corps subtils, dans des dimensions différentes de la compréhension théosophique.
Ainsi le chamane déplace son "hamr" qui lui permet de se transformer en animal, c'est "l'image" du corps que le chaman maîtrise. Il existe aussi le hugr principe d'énergie vitale, lié à l'instinct entre autre.

Le chamanisme et pratique magique:
Le chamanisme et la magie dans l'asatru avaient une dimension d'usage: ainsi la plupart des écrits vous renseignent sur comment avoir une bonne pêche ou ne pas s'égarer dans le brouillard, ou faire tourner le lait de la vache voisine dans les vieux manuscrits.
Le chamane avait pour habitude de se déplacer en sortant de son corps (avec le Hamr) en se transformant en animal et agissait de cette façon. C'est d'ailleurs la propriété d'Odin, dieu associé au chamanisme, qui se déplace sur Sleipnir (un cheval à 8 pattes), le chaman a aussi un cheval (animal psychopompe) pour le déplacement.
On trouve aussi une dimension au travers du Rêve, avec le récit des "rêves de Baldr" qui rapporte une extase magique et la force des rêves prémonitoires (qui annonce la mort de Baldr dans la cosmologie).

Le galdr
La parole qui précède l'écriture tenait aussi une dimension sacrée, comme on peut le retrouver dans les religions monothéistes, le chamane utilisait le chant, qu'on appelle Galdr
Et la meilleure façon de relier le chant à la magie est simplement d’illustrer par les attributs d’Odin : Dieu des runes et de la poésie.
L'un des plus grands récits illustratifs de la force du galdr est la sage de Hervör et de Heidrek, avec le chant de Hervör: le motif central le fils (ou la fille) qui par invocations magiques et au mépris du danger force son père (ou sa mère) à sortir de son tertre mortuaire pour lui remettre une arme ou lui donner un conseil.
Angantyr remet contre l'arme à Hervör, une arme maudite qui apporte la désolation, il ne peut s'opposer à l'évocation faite avec les incantations (galdr).
L'usage est clairement négatif dans ce contexte (strophe 15 du chant de Hervör, traduction par Régis Boyer):
"Hervör, ma fille,
Pourquoi épelles-tu
Les runes du mal?
Tu t'attires la malédiction.
Folle tu es devenue
Et hors de sens
De vouloir éveiller
Les hommes morts."


Le galdr a aussi une dimension bénéfique, avec des chants qui réparent aussi bien qu'ils détruisent, la relation aux runes est elle aussi explicite (le chant renvoie à la rune, la rune sert à écrire la parole):
On trouve ainsi un exemple dans "l'incantation de Groa", une mère qui pour son fils qui le lui demande, récite des charmes magiques destinés à assurer bonne et belle vie.
"Svipdag chante:
(strophe 5) Incante pour moi les incantations
Celles qui sont secourables,
Sauve, mère, ton fils;
Je ne voudrais pas
Périr en ce chemin,
Trop jeune je me trouve"

Incantation de Groa, tradition par Régis Boyer

Les trois rites majeurs de l'asatru:
Le seidr:
On appelle cette pratique dans le cadre de cette religion le seidr, Odin et Freya sont directement liés à ces pratiques. Freya (vane) enseignant à Odin (Ase) la magie et le chamanisme
Comme l'indique Régis Boyer:
"Ainsi le seidr semble bien appartenir à la magie de type extatique. Sous l'effet du chant, de l'incantation, la sejdhkona, le sejdhmadhr entrent en transes, se dédoublent, obtiennent communication et entrent en commerce avec les esprits: la pratique relève évidemment de la croyance au Hamr, et au hamskipti."
Usage de tambour, de chants spécifiques (Galdr) accompagnent le seidr.

Le nidh:
Il ne faut pas négliger une branche très négative dans la pratique religieuse de l'asatru: la nécromancie, qui est une réalité forte, avec usage de certains supports qui offusqueraient beaucoup de monde.
L'exemple le plus fort reste la malédiction suprême du Nidstong, une tête de cheval mort étant disposée à l'encontre de celui qu'on souhaitait voir mourir.
Si vous pensez que ces traditions ont disparues, vous êtes dans l'erreur. En Islande, cela reste très présent: ( voir cet article(en anglais) ). L'asatru reste une religion à part entière dans les pays de l'Europe du Nord.
Ainsi, les arts noirs avaient une dimension forte, et de justice surtout. La notion de karma n'existe pas réellement en soit dans l'asatru, mais l'homme doit mériter sa place, et être toujours dans son bon droit (notion de justice). Sinon, il sera puni par sa communauté (l'insulte était une clause d'exclusion par exemple) ou n'ira pas au monde (Fólkvangr) réservé aux guerriers et géré par Freya parce qu'il n'a pas mérité sa place.
Ainsi: on part d'une notion de mérite, et pas de punition. Mais ne pas mériter est la plus grande des punitions dans l'asatru, qui rappelons servait à gérer et structurer la société scandinave de l'époque (comme toute religion qui avait un rôle social).
Le Nidh permet à l'homme de se venger, de défendre sa position par la magie.

Le blot:
Il signifie "sacrifice". Usage le plus répandu ayant pour objectif par le sacrifice de s'attirer l'attention des dieux, ou l'obtention de la force prise au sacrifié.
On sacrifiait ainsi des boeufs, des chevaux, des moutons, à la fois pour obtenir de la force, rendre hommage, ou s'en servir comme augure.
Mais comme le Hamaval le spécifie:
"Mieux vaut ne pas demander
que trop sacrifier
qu'il y ait toujours récompense pour don"

Les dieux, qui parcourent l'asatru, ne sont aussi pas dans une dimension chrétienne, ou tranchée. On n’est pas dans le "bien" et le "mal". Chacun des dieux a ses attributs, voir des hypostases (comme Odin), les dieux font des erreurs, et ont des tendances négatives, comme positives. Ils ont leurs rôles, par leurs caractères.
Il existe des dizaines de dieux et déesses, ayant leur fonction, et "régissant" un domaine.
On trouve même une dimension eschatologique à l'asatru qui pense qu'un jour les Dieux mourront et qu'un autre monde (entendre structure de l'univers, des 9 mondes) naîtra. Cela s'appelle le Ragnarok et est raconté dans le récit de la Voluspa.

Fêtes:
Les fêtes similaires aux fêtes celtes par exemple, avaient aussi ce rôle de structuration sociale et permettaient de rythmer les saisons. Célébrées en "blot", elles sont encore fêtées en Islande aujourd'hui.
On trouve ainsi: Jólablót le 21 décembre au solstice d'hiver, fête dans laquelle on faisait brûler une grosse bûche (gravée généralement de runes) pour maintenir la lumière dans les jours les plus sombres, Várblót qui est célébrée à la pleine lune suivant l'équinoxe de printemps on fête le retour de la nature en célébrant Freya. Et l'une des fêtes les plus importantes: Miðsumarsblót historiquement, c'est le moment de la tenue de l'Althing en Islande, afin que Tyr, le dieu de la loi et la justice soit vénérée en ce jour, au solstice d'été.
-> l'althing c'est la structure parlementaire des sociétés scandinaves, c'est la réunion de chacun qui permet de rendre la justice et faire les lois (exemple des gragras).

Les symboles majeurs (liste non exhaustive):
Like a Star @ heaven Mjollnir :
Littéralement : « le concasseur ». C’est l’arme de Thor qu’il ne peut pas porter sans gants de fer et une ceinture de puissance. C’est un objet de guerre (Thor l’utilise pour défoncer le crâne des Géants), mais c’est aussi et un surtout un symbole de protection, ainsi qu’un outil de bénédiction. On l’utilise ainsi pour les mariages. Les formulations de bénédiction des gravures de runes terminent aussi par des tournures rendant hommage à Thor.
Le déplacement de Mjollnir entraîne la foudre et est ainsi accompagné généralement de pluie, on associe une fonction fertile à ce marteau, surtout dans le domaine paysan.

Like a Star @ heaven Sleipnir :
C’est le cheval à 8 pattes d’Odin, fils de Loki et d’une géante (Loki était déguisé en jument à ce moment là). Loki l’offre à Odin en signe de paix.
Sleipnir peut aussi bien galoper sur le vent, l’eau comme la terre, il est surtout l’un des symboles du chamanisme et de la capacité de déplacement d’Odin via son cheval. On retrouve la notion de psychopompe du cheval.

Like a Star @ heaven Yggdrasill :
Yggdrasill est le frêne qui l’épine dorsal du multi-univers asatruar, les 9 mondes se répartissent autour de lui, et tout part de lui. Entouré de sources, d’animaux mythiques (écureuil, cerf, rapace). Il a lui aussi une dimension chamanique car c’est sur lui qu’Odin passe 9 jours et 9 nuits, suspendu la tête en bas dans son processus initiatique qui l’amène à découvrir les runes.

Qu'es ce que les runes?
Les runes sont inséparables du caractère magique et mystique de la spiritualité asatruar. Leur origine pangermanique semble ne pas faire de doute, et les plus anciennes connues remontent au 3ème ou 4ème siècle après Jésus Christ.
L’alphabet Futhark est ainsi appelé du nom des 6 premières lettres contractées, Fehu - Uruz - Thurisaz - Ansuz - Raidho - Kenaz. L’alphabet runique a évolué dans le temps, passant de 16 à 24 runes (et jamais 25, la rune blanche étant une introduction new-âge des années 60, et n’est jamais mentionnée dans les sagas et eddas). Le futhark mentionné sur ce forum étant l’elder futhark (celui à 24 runes).

Le Futhark est divisé en trois groupes de huit runes appelées aettirs (aett au singulier), qui veut
dire "huit runes", ou "huit directions". Chacun de ces trois groupes est gouverné par un dieu et
une déesse :
- le premier aett est gouverné par Freyr et Freya qui symbolise la fertilité.
- le deuxième aett est gouverné par Heimdal et Mordre qui sont les gardiens des ponts entre
les mondes.
- le troisieme aett est gouverne par Tyr et Zisa qui symbolisent le droit et la justice.

Ces lettres étaient gravées sur l’os, la pierre, le bois ou l’ivoire.
La saga d’Egill Skallagrimsson illustre l’usage des runes et leur connaissance, Egill soignant avec les runes, ou réparant des problèmes avec les runes.
On trouve la présentation des runes dans le Havamal dans les chants V et VI, entre autre dans la strophe 144, elle récapitule les traitements successifs qu’il fallait faire subir aux runes pour les rendre utilisables. Graver avec un instrument pointu, les teindre avec du sang (et plus simplement avec de l’ocre) et de la suie. Le chant VI dénombre leurs vertus : apaiser les tourments du cœur, gagner des procès, combattre les maléfices magiques, guérir les maladies, défaire les ennemis, délivrer les prisonniers, arrêter la flèche ou le javelot en vol, calmer la mer en tempête, égarer les sorcières, fournir la victoire au combat, délivrer les femmes en couches, ressusciter les morts, procurer l’immunité dans le combat, donner la science des choses divines, séduire les femmes.

Dans le dit de Sigrdrifa Sigudr-Siegfried tire de son sommeil magique Sigrdrifa-Brynhild qui lui dévoile les runes sacrées et lui donne ensuite des conseils proches du récit du Havamal
Strophe 11 du Dit de Sigrdrifa :
« Il te faut connaitre les runes des membres
Si tu veux être mire
Et savoir discerner les blessures ;
Sur l’écorce faut les graver
Et sur le feuillage d’un arbre
Dont les branches tendent vers l’Est. »

Traduction de Régis Boyer

Les runes ont une notion initiatique et une dimension chamanique.
Rappelons comment Odin les découvrit :
« Je sais que je pendis
A l’arbre battu des vents (Yggdrasill)
Neuf nuits pleines,
Navré d’une lance
Et donné à Odinn,
Moi-même à moi-même donné
………………..
Je ramassais les runes,
Hurlant les ramassai. »


On note bien sur le chiffre 9, majeur dans l’asatru. On note aussi la souffrance, le Havamal décrit parfaitement comment Odin souffre de cette recherche, seul, sans nourriture, et cheminement chamanique dont il perdra un œil (il le sacrifie à Mimir qui représente la sagesse). C’est le principe de l’initiation chamanique, qui est parfaitement décrit par la recherche d’Odin. On comprend ainsi qu’on ne peut pas dissocier les runes du chamanisme. Et c’est par l’arbre de la connaissance, qui est le fondement du monde (Yggdrasill) qui est l’instrument de l’initiation qui aboutit à acquérir le savoir (ramasser les runes).
Dans le dit de Grimnir, la même initiation est décrite mais réalisée celle là par un homme Grimnir, magicien, torturé par un roi, durant 8 jours, entre deux feux. Fruit d’un pari entre Odin et Frigg, l’homme subit ainsi une initiation dans la douleur et la souffrance. Au 8ème jour, le fils du roi donne à boire à Grimnir qui se met à chanter :
« Huits nuits
Je suis resté entre les feux ici
Et nul ne m’a offert à manger
Hormis seul Agnar,
Le fils de Geirröd
Qui, seul, possédera
Le pays des Goths. »
Strophe 2, traduction par Boyer.

Il décrit après la cosmogonie des mondes et des attributs de chaque dieu, fait des prédictions , de façon simple : il voit et il sait.
A l’issue de son chant, « il devient Odin » dans le sens où il prend les attributs chamaniques du Dieu.
Ainsi, Strophe 54 :
« Odinn à présent je m’appelle,
Ygg auparavant je m’appelai,
Je m’appelai Thundr avant cela,
Vakr et Skilfing,
Vafudr et Hroptatyr,
Ofnir et Svafnir.
Je vois qu’ils ont tous
Fait un avec moi »

(Thundr : bruyant, vakr : alerte, Vafdur : vagabond, Hroptatyr : crieur des dieux, gautr : Goth. Autant de noms d’Odin).
Le roi quand il comprit qu’Odin était là se lève pour sortir Grimnir du feu, mais il trébuche et se tue avec son épée. Et Agnar fut roi.

Et au final comment peut-on considérer les runes ? Les runes représentent les énergies universelles qui composent notre univers. Découvertes par Odin sur Yggdrasil, qui est la structure du Monde même dans l’asatru, elles en sont en quelque sorte ses fondements, la sève/le fruit de l’arbre ? Elles sont en tout cas la connaissance. L’étymologie du mot veut dire « mystère » « secret » et selon certaines étymologies différentes « murmurer» « parler en secret ».

Magie runique:
Les pratiquants :
Like a Star @ heaven Goði:
Prêtres autant au sens politique que religieux, ainsi ils pouvaient gérer des temples, tout comme permettre la structuration de la communauté qu’ils géraient. Similairement parlant, on peut comparer l’idée à celui de druide dans la civilisation celte.

Like a Star @ heaven Völva :
La völva est la pratiquante du Seidr, la chamane qui projette son hamr, qui utilise les galdr et qui avait pour habitude de gérer les accouchements, les problèmes de fertilité et stérilité aussi. En résumé, elle pratique la magie au travers du chamanisme. La déesse associée à aux völvas est Freya (qui apprend le chamanisme aux Ases).
Il y a une dimension aussi parfois négative. Car si Odin est celui qui amène le chamanisme au travers des runes, Loki est aussi le dieu qui utilise la fonction de transformation en animal (il se fait attraper quand il est un saumon).

Les talismans :
Les talismans runiques sont un des points les plus visuels mais aussi parmi les plus complexes.
Évoluant dans le temps, ayant subit aussi des influences chrétiennes après le 12ème siècle, ils ont tout du caractère secret des runes : parfois on ne reconnaît même plus les formes, car passés de main en main, et dans une volonté de secret de leur composition, ils étaient volontairement complexifiés.

Plusieurs formes de talismans sont possibles :
- Les suites runiques, le système le plus simple : un enchainement de runes, une phrase, exprimant un concept et permettant un usage.
- Les boucliers de Finn, structure en étoile d’enchaînement de runes
- Les talismans plus connus comme l’aegishjalmur ou le Veisgir.
Les matières pour faire les talismans sont naturelles: bois, os, ambre… la construction d’un talisman reste aussi une démarche magique. Il convient d’être prudent, et de savoir ce que l’on fait avant d’entamer cette démarche.

Les dangers :
Rappelez vous que les runes « sont » et ne sont pas que des outils, et même si vous les considérez comme des outils : intégrez l’idée qu’elles ont une puissance qui vous dépasse forcément, et qui peut mener à des extrêmes physiques graves.



Ce dossier n’est qu’une introduction, comme précisé auparavant : les runes et l’asatru sont une spiritualité construite et complexe qui mérite d’être approfondie.

A lire:
Les meilleurs écrits sur l'asatru, la magie runique reste dans le domaine universitaire. Certes, vous n'aurez pas le mode d'emploi sur la façon de faire une cérémonie, mais de nombreuses pistes sont à votre disposition.

Les deux majeurs dans ce domaine reste Régis Boyer, avec François Xavier Dillmann pour lire en français.

Vous souhaitez découvrir ?
Débuter : en commençant par découvrir les eddas, puis en gravant vos propres runes ; c’est d’une certaine façon entamer votre cheminement.

Par les livres:
- Les eddas (traduit par Régis Boyer)
Vous souhaitez comprendre la notion de magie dans la société scandinave :
- Le monde du double (Régis Boyer)
- Les magiciens dans l'Islande ancienne (François Xavier Dillmann)

Vous souhaitez des pistes de réflexions sur la magie runique ?
Il va vous falloir apprendre l’anglais et le parler correctement, car la plupart des livres sont soient plus publiés, soient qu’en anglais. Et hélas, la plupart reste des extrapolations hasardeuses sur la magie, beaucoup de récupération new-âge.
Ensuite, la prochaine étape: comprendre le vieux norrois (l'islandais) pour découvrir les manuscrits et se faire ses propres interprétations en traduisant eddas et sagas.

Mais rappelez-vous toujours : Odin était seul suspendu, seul dans sa découverte et compréhension des runes.

Rappelez-vous que les runes vous appellent, et que vous ne les choisissez pas. Respect, humilité sont nécessaires.

Pour aller plus loin:
Et pourquoi pas tout simplement aller en Islande? ça reste l'un des meilleurs moyens de comprendre cette religion, dans une terre battue par les vents, au croisement de trois plaques tectoniques, et au multiples geysers, volcans, entre glace, feu et air.
Et là bas: vous aurez le musée de la magie islandaise...

Bien à vous

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