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Equinox magie

Equinox magie

Chez Hagel (médiumnité - magie - spiritualité)


Dossier: Etat modifié de conscience

Publié par Hagel sur 1 Septembre 2012, 08:59am

Catégories : #chakras, énergies et corps subtils

Bonjour,



Etat de conscience modifié et altération de conscience


Petit rappel théorique:
Les ondes cérébrales:
Dans les différentes zones du cerveau, l'influx nerveux fonctionne en relative cohérence et de façon rythmique : les neurones s'activent ensemble (plus ou moins), comme une pulsation, puis se calment, puis s'activent de nouveau. Grâce à de petites électrodes placées sur le cuir chevelu et reliées à un appareil appelé électroencéphalographe (EEG, inventé en 1929), le rythme de ces pulsations peut se traduire en forme d’ondes.

L'intensité de l'activité cérébrale se manifeste par la fréquence de ces ondes. On les calcule en hertz (Hz) - un hertz égalant une ondulation par seconde. Si le graphique enregistré par l'EEG est plat, c'est qu'il n'y a pas d'activité cérébrale. Quant aux ondes générées par un cerveau actif, on les divise en 4 ou 5 fourchettes, dont les appellations viennent du grec ancien :

Ondes delta : de 0,5 à 4 Hz, celles du sommeil profond, sans rêves.
Ondes thêta : de 4 à 7 Hz, celles de la relaxation profonde, en plein éveil, atteinte notamment par les méditants expérimentés.
Ondes alpha : de 8 à 13 Hz, celles de la relaxation légère et de l'éveil calme.
Ondes bêta : 14 Hz et plus, celles des activités courantes. Étrangement, les ondes cérébrales passent au bêta pendant les courtes périodes de sommeil avec rêve (sommeil paradoxal), comme si les activités du rêve étaient des activités « courantes ».
Il arrive aussi qu'on parle d'ondes gamma qui se situeraient au-dessus de 30 ou 35 Hz et qui témoigneraient d'une grande activité cérébrale, comme pendant les processus créatifs ou de résolutions de problèmes. (Ne pas confondre avec les rayons gamma, émis par le noyau des atomes.)

Mentionnons par ailleurs que le cerveau est divisé en deux hémisphères, puis en plusieurs aires, chacune ayant une fonction importante : aires du langage, de la sensibilité corporelle, de l'émotion, etc. En ce qui concerne les hémisphères, on sait qu'ils fonctionnent le plus souvent dans une relative indépendance, et que le gauche, généralement dominant, est le siège de la logique et du rationnel, tandis que le droit est celui de la créativité.

Quand le cerveau prend le rythme:
Plusieurs phénomènes extérieurs peuvent influencer le rythme des ondes cérébrales. La science a découvert que c'est généralement un effet de résonance qui est en cause, comme lorsqu’une note jouée au piano fait vibrer à l'unisson une corde de guitare. Le battement régulier des tambours de même que le chant grégorien ou des activités physiques rythmées comme la marche procurent, à la longue, cet effet.
[...]

En effet, certains types de pulsations sonores émises directement dans les oreilles peuvent induire, accélérer ou ralentir la fréquence des ondes en fonction du résultat recherché. Pour améliorer la qualité de détente et favoriser le sommeil, par exemple, on « invite » le cerveau à ralentir le rythme de ses ondes, qui pourraient graduellement passer de 14 à 4 Hz. On peut aussi améliorer la cohérence de l'influx nerveux des neurones, ce qui se traduit sur l'EEG par des ondes d’une plus grande amplitude.

source: passeport santé.net

Cet effet de ralentissement des ondes du cerveau peut s'obtenir par la méditation quelque soit sa forme. Ainsi, on comprend mieux l'usage du tambour dans les traditions chamaniques pour entrer en transe lors des cérémonies, ou encore des musiques religieuses chez les grandes traditions monothéistes, ou encore la répétition de mantra dans les spiritualités asiatiques.

Définition de l'état de conscience modifié:
Selon l’ethnologue Georges Lapassade, « les termes “états modifiés de conscience” (EMC) rassemblent un certain nombre d’expériences au cours desquelles le sujet a l’impression que le fonctionnement habituel de sa conscience se dérègle et qu’il vit un autre rapport au monde, à lui-même, à son corps, à son identité ».
Pour désigner ce « dérèglement », les Anglo-Saxons utilisent l’expression Altered State of Consciousness (ASC), expression que l’on pourrait traduire littéralement par « état de conscience altéré ». Toutefois, la plupart des auteurs francophones lui ont préféré celle de modification, craignant que cette notion d’altération de la conscience ne soit entendue comme un symptôme pathologique.
[...]
Les critères qui permettraient de catégoriser les états modifiés de conscience ne sont pas faciles à établir, tant le phénomène est variable et ses caractéristiques multiples. Le chercheur Pierre Etevenon distingue trois types d’EMC : « Les états de conscience naturels, désignant l’éveil, le sommeil, le sommeil paradoxal qui correspond le plus souvent à un vécu de rêve. Les états de conscience altérés, regroupant les pathologies mentales et neurolo­giques, ainsi que les intoxications sous drogue. Enfin, les états de conscience modifiés volontairement, lors de méditations, relations, yoga, transe chamanique ou mystique, expérience de mort imminente, ivresse des sommets ou des profondeurs . »
Selon les critères normatifs en vigueur dans notre société, on pourrait être amenés à considérer les EMC comme des formes d’états psychotiques transitoires. Mais il faut être prudent face à ce parallèle avec la folie, car lors de ces EMC, même les plus profonds, le sujet revient à la réalité du groupe au terme de son expérience. En revanche, ce n’est pas le cas du psychotique qui évolue, lui, dans une sorte d’état modifié de conscience chronique et le plus souvent irréversible. La différence fondamentale entre un épisode psychopathologique et un état modifié de conscience réside donc dans la capacité de maîtrise du sujet.


Témoignage d'un état de conscience modifié étudié en laboratoire:
-> le monde des religions: l'exploratrice de la transe chamanique

"Quel protocole avez-vous suivi lors de ces recherches et quels résultats espérez-vous obtenir ?

Je devais parvenir à entrer en transe par la seule volonté et sans bouger, à cause des électrodes posées sur ma tête. Une fois entraînée, j’ai pu passer des tests pour déterminer si je ne souffrais d’aucune pathologie d’ordre psychiatrique. Les résultats l’ont prouvé.
Le Pr Flor-Henry a alors fait des EEG de mon cerveau en état normal, puis en état de transe.
Les résultats ont montré que dans la première situation les tracés étaient normaux, mais qu’en état de transe ils étaient comparables aux EEG du groupe contrôle souffrant de schizophrénie et de troubles maniaco-dépressifs. Ce qui a soulevé les questions suivantes : comment un cerveau sain peut-il se comporter de façon si pathologique et revenir par la seule volonté – et sans garder la moindre séquelle – à un fonctionnement normal ? Y aurait-il dans la pra­tique de cette forme d’état modifié de conscience une réponse au traitement de pathologies d’ordre psychiatrique ? Au traitement de la douleur ? De la dépression ?
Des questions encore sans réponse, mais qui ont d’ores et déjà repoussé les limites des connaissances sur le cerveau et ouvert des pistes de recherche très intéressantes sur son fonctionnement.

Une seconde partie du protocole consiste maintenant à travailler en collaboration avec des sujets atteints de psychopathologies, afin de voir si ces techniques peuvent apporter une réponse curative.
Nous ciblons des sujets souffrant d’une même pathologie. Travailler sur une seule dépression, par exemple, ne suffit pas à prouver l’efficacité de la réponse. Les séances sont filmées et suivies par des médecins et des chercheurs intéressés par ces phénomènes. Le but est de faire une base de données à laquelle tous les scientifiques pourront accéder. Plus nous serons nombreux à tenter d’en expliquer les mécanismes et plus nous aurons de chances de les découvrir. Le protocole ne fait que commencer, mais j’ajoute et insiste sur le fait qu’il est hors de question de substituer ces techniques de transe aux traitements médicaux actuels, qui ont déjà fait leurs preuves.
Si nous parvenons un jour à montrer que le cerveau a la possibilité de capter et, pourquoi pas, d’harmoniser une sorte d’état « vibratoire » d’une pathologie, ces techniques pourraient alors s’ajouter aux thérapies existantes. Et apporter ainsi une réponse plus globale au traitement d’une pathologie.
Une troisième partie du protocole sera de modéliser le son du tambour et de le faire écouter à des sujets sains pour voir si cela déclenche le même type d’EMC que sur mon cerveau. Et s’il est possible de développer les capacités perceptives liées à cet état. "

A découvrir sur le forum:
Arrow la frontière entre ésotérisme et psychiatrie

Un état de conscience modifié? non, des divers et variés:
Voici une liste non exhaustive et dans laquelle on comprend qu'il existe des dizaines de formes à un état de conscience modifié.

  • dhyāna ou samadhi dans le yoga et le bouddhisme et toute notion d'éveil spirituel
  • expérience de mort imminente (NDE)
  • expérience psychédélique (sous drogue hallucinogène)
  • extase
  • état mystique
  • hallucination
  • hypnose
  • état sophronique
  • orgasme
  • phénomène de déjà-vu et intuition
  • rêve lucide
  • sentiment océanique (Notion de psychologie inventée par Romain Rolland, le sentiment océanique se définit comme la volonté de faire un avec le monde hors de toute croyance religieuse.)
  • somnambulisme
  • transe
  • voyage astral ...


On comprend ainsi que l'état de conscience modifié n'est pas propre à une religion, une spiritualité, un dogme. Il est a-religieux, a-politique, a-normal.
Le meilleur exemple se situe dans le "sentiment océanique":
Pour André Comte-Sponville, ce sentiment correspond à un état de conscience qui ne relève pas nécessairement de la religion :
"un sentiment d'union indissoluble avec le grand Tout, et d'appartenance à l'universel"

Est-il nécessairement un état de conscience supérieur comme dans certaines extases mystiques ou méditation? Non, justement.
Cet état de conscience modifié peut induire des erreurs, des égarements, il peut être autant le fruit d'une confrontation à une "vérité" plus grande que nous, ou la connexion, l'aboutissement à des raisonnements logiques qui nous échappe dans une "réalité" normative, que la production de délire de l'esprit.
Les psychiatres sont très prudents, et refusent l'idée de notion pathologique aux états de consciences modifiés par exemple.

Mais l'état de conscience modifié n'est pas un but à atteindre, il est un outil pour toute personne souhaitant se développer dans l'ésotérisme ou dans le cadre du développement personnel. Tôt ou tard, chacun fera face à ce sentiment du changement du rapport à la réalité, quelque soit le contexte. Ce n'est pas ainsi spirituel, même si le spirituel peut nous aider à intégrer cet évènement, quand il est au delà de ce que notre psyché est capable de tolérer et d'accepter.
Plus on a l'habitude de méditer, de prier, de travailler ses énergies, ses capacités, plus cet état de conscience modifié peut s'atteindre avec facilité et s’entretient.
Nécessairement, et absolument nécessairement, plus que nécessairement même: l'ancrage, des bases psychologiques identitaires solides sont une évidence. Comme dans toute pratique.


Comment induire un état de conscience modifié?
Les EMC peuvent être provoqués:
- soit par des substances psychotropes (comme l'alcool, le cannabis, l'ecstasy, la cocaïne et tout hallucinogène, ils sont alors parfois appelés « états altérés de conscience »),
- soit par intervention psychologique (par exemple l'hypnose),
- soit par des pratiques spirituelles et corporelles (comme la méditation) ; dans ce cas, les pratiquants parlent couramment d'états de conscience « supérieurs ».
- soit après des traumatismes physiques (accidents, pertes de conscience, fièvres, fatigue extrême, états proches de la mort)
- la création artistique pourrait également rapprocher de ces états.

Des études ont constatés des états de consciences modifiés différents pour un même facteur. Des carmélites ont participé à une étude permettant de mesurer quand elles se remémoraient leurs plus fortes expériences mystiques, les résultats étaient différents pour chacune d'entre elles.
Ils ont démontré que l’expérience mystique ne saurait être considérée comme quelque chose d’homogène et donc les états de consciences modifiés qu'elle induit.
Parmi les états de consciences modifiés auquel le médium peut être confronté, on peut citer la glossolalie et xénoglossie (l'usage de langues inconnues ou non connues), ou encore aussi la possession.

Quel usage en faire?
Il existe des usages thérapeutique, comme l'introduction de l'hypnose dans les blocs opératoires pour effectuer une anesthésie sans médicament.

Et aussi pour changer en profondeur, dans le temps, au niveau des connexions du cerveau:
"Les bienfaits de la méditation:
Certains chercheurs, comme Eugène Aquili et Andrew Newberg, commencèrent alors à utiliser l’imagerie cérébrale sur des sujets experts en méditation. En 2001, leur étude sur des méditants bouddhistes montrait que l’on ne pouvait limiter les effets de la méditation à une seule zone du cerveau. Si le lobe temporal était bien impliqué dans cet état modifié de conscience, on enregistrait par ailleurs une diminution de l’activité dans le lobe pariétal (impliqué dans l’orientation dans l’espace et l’évaluation des distances) ou encore une augmentation de l’activité dans le système limbique (lié aux émotions, au sentiment de bien-être). Des conclusions cohérentes avec le discours que les méditants tenaient sur leur expérience : le sentiment de « sortir de soi », de plénitude. [...] En 2002, Richard Davidson, chercheur américain en psychiatrie, poursuivit ces études en scannant plusieurs centaines de méditants bouddhistes. Ses conclusions venaient corroborer celles d’Eugène Aquili et d’Andrew Newberg : la méditation a pour effet de transformer le cerveau et de renforcer certaines émotions positives."

source: le monde des religions: les recherches sur les états mystiques


Si on souhaite faire l'usage de l'EMC pour le développement personnel (qu'il soit ésotérique, religieux, ou psychologique) on peut par deux voies:
par soi-même, ou par l'aide d'autrui (ou support). Mais dans les deux cas: c'est la pratique le secret. Un état de conscience modifié peut se provoquer, et surtout peut se provoquer sans avoir recours à des supports, encore moins à des supports psychotropes (plantes, drogues...).

Par exemple, en ayant recourt à un hypnotiseur ou sophrologue, en méditant, en priant, en travaillant ses chakras, en pratiquant la voyance...




Conclusion:
L'EMC est ainsi le parfait exemple d'une base commune à toutes les religions, à toutes les spiritualités, à tout les évènements mystiques. Il est un pont, un fond face à la forme des religions.
Mais plus que tout et meilleur illustration de ce qu'est l'ésotérisme: il n'appartient pas à une religion, ni à une spiritualité, et n'a pas besoin de celles-ci pour se manifester.

Sources: le monde des religions: états modifiés de consciences, wikipédia, psychologies.com

Bien à vous, Hagel

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