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Equinox magie

Equinox magie

Chez Hagel (médiumnité - magie - spiritualité)


Dossier: Fin(s) du monde

Publié par Hagel sur 1 Décembre 2012, 08:28am

Catégories : #spiritualité

Bonjour,


La fin(s) du monde




J'ai survécu à quelques apocalypses (l'historien L. Mary a répertorié 183 fins du monde depuis la chute de l'Empire Romain, ne citons que celle de l'an 2 000 où merci, mon ordinateur se porte bien), et j'en vois déjà de prochaines se profiler.
Wikipédia a même pris la peine de relever, pour vous, le nombre d'apocalypse auquel vous avez déjà survécu, et surtout vous précise leur source, qui parfois par delà le bruissement de la rumeur permet d'en comprendre sa source. D'ailleurs, la future échéance est pour 2016;
Arrow Liste de prédictions de la fin du monde

Là où se trouve le problème de l'apocalypse: quand le sacré, le religieux, le spirituel prend le pas sur le rationnel, la vie physique et fini par détruire vos vies irrémédiablement.
Croire est une force, la spiritualité est un appui, une structuration de la vie, mais l'aveuglement, l'idéologie est une dérive.
Ainsi, cette date du 21 décembre 2012 est comme un miroir de notre société:
reflet des dérives, des détresses, des besoins, ou des compensations pour survivre à un monde qui nous échappe, un réel trop difficile à supporter.

Surtout, la notion de fin(s) du monde est autrement plus complexe que ce que présente le pur produit commercial fortement new-âge/marketing du 21 décembre 2012 (non, vous n'échapperez pas à belle-maman pour le repas de Noël).


La fin du monde dans les religions:
L'eschatologie (du grec ἔσχατος / eschatos, « dernier », et λόγος / lógos, « parole », « étude ») est le discours sur la fin des temps. Il relève de la théologie et de la philosophie en lien avec les derniers temps, les derniers événements de l’histoire du monde ou l’ultime destinée du genre humain, couramment appelée la « fin du monde ». wikipédia
L'eschatologie prend plusieurs formes selon les religions et n'en finit pas de faire couler de l'encre. Il est devenue une science à part entière dans la théologie.
Asatru (Ragnarok), catholicisme (Déluge et Apocalypse), islamisme (Yawm al-Qiyāmah), hindouïsme , bouddhisme, mayas (fin du cycle)...
Tous voient la fin, tous la préparent, l'anticipent, la construisent, l'annoncent au travers de prophéties diverses.
Rappelons que le terme d'apocalypse signifie étymologiquement "révélation" en grec.


Fin du monde, ou fin des mondes?
"Le concept de la fin des temps n’est pas universel. En Inde, il est ainsi admis que l’existence de l’univers est rythmée par des phases successives. Un processus dans lequel sa création et sa destruction vont de pair.

Contrairement aux religions monothéistes, les religions indiennes ne proposent ni réel début ni réelle fin au monde et à l’univers, tout étant animé par un mouvement de mutation permanente. L’échelle de temps elle-même ne peut avoir qu’une valeur symbolique puisque son unité, le kalpa – ou le mahakalpa, selon les traditions – n’a aucune définition satisfaisante pour un Occidental. Si les textes indiens tentent de chiffrer ces durées, pour toujours aboutir à des nombres incommensurables, le Bouddha eut, quant à lui, recours à des images évocatrices. L’une des plus célèbres est celle d’une montagne gigantesque sur laquelle un tissu de soie passerait tous les siècles ; la montagne serait érodée bien avant qu’un cycle ne soit terminé.

L’ordre naturel des choses
Parmi cette multitude de sensibilités spirituelles, il est possible de dégager deux grands types de conception de la marche du monde. Alors que le jaïnisme – dont le fondateur, Mahavira, était un contemporain du Bouddha – considère que l’univers n’a ni commencement ni fin, l’immense majorité des Indiens estime que son existence est cadencée par un rythme immuable, incluant sa création et sa destruction. Nombreux sont les textes qui évoquent cela, comme le Mahabarata ou le Vayu Purana. D’accord sur le principe, ces écrits peuvent toutefois différer sur le détail du processus ou sur les généalogies divines liées à ces cycles. Même s’il n’a pas le même statut d’une religion indienne à l’autre, le dieu Shiva peut être compris comme la synthèse de ce cycle permanent : il est tout à la fois création et destruction, car l’un ne peut aller sans l’autre.
C’est là que la pensée indienne se différencie des trois religions monothé­istes : il y a eu et il y aura bien une fin du monde, mais cela induit naturellement l’émergence d’un nouveau monde. En outre, cette fin du monde n’a pas de valeur spirituelle en soi, elle n’est qu’une manifestation de l’ordre naturel (dharma) des choses."
la vision cyclique des religions indiennes

L’hindouisme n'est pas la seule religion à présenter cette conception cyclique, ou de changement dans le sens évolution du monde.
Le ragnarok scandinave est aussi une destruction pour la formation d'un nouveau monde. Le mot ragnarök dans son ensemble est ensuite généralement interprété comme le « destin final des dieux » ou le « destin final des puissances » selon Rudolf Simek
À la strophe 39 de l' Edda poétique, Lokasenna, et dans l'Edda en prose de Snorri, la forme ragnarök(k)r apparaît, où rok(k)r signifie « crépuscule ». Il a souvent été suggéré que cela indique un malentendu ou une réinterprétation tirés de la forme originale : ragnarök. Haraldur Bernharðsson fait valoir au contraire que les mots ragnarök et ragnarökkr sont étroitement liés, étymologiquement et sémantiquement, et suggère un sens de « renouvellement de la puissance divine ». wikipédia
En gros, passons sur le débat sémantique, mais c'est la fin des puissances divines telles que l'asatru l'entends. Presque toutes meurent dans le dernier combat, dans la plaine de Vigrid, après trois hivers sans soleil (le Fimbulvetr). Baldr, Hödr, et Vidar, les dieux survivants refonderont le monde avec le dernier couple d'humain survivant. Un monde nouveau, renait après la destruction du précédent par le chaos et les flammes, un monde neuf et lumineux. Bien sur, cette version connue aujourd'hui du Ragnarök a profondément été marqué par la christianisation de la Scandinavie à ce moment là, et certains passages peuvent évoquer le principe christique incarné par Baldr.
Néanmoins, il a sa marque, il représente la vision évolutive, cyclique entre chaos et ordre de la vision de la structuration des univers au fil du temps.
Ce récit eschatologique se retrouve dans le passage de la Volüspa.


2012 et les mayas:
Et justement, nos très chers mayas et leur date fatidique, parlons en!
Le mythe de la fin du monde le 21 décembre 2012 est parti de José Argüelles, dans Le Facteur maya (1987). Un livre, largement et amplement démenti par les erreurs historiques, de calculs, de compréhension de la culture maya par la communauté scientifique depuis. Un livre qui a été le terreau qui a nourri tous les fantasmes et plus encore des dérives eschatologiques de ces dernières années.
Ces théories ont été repris par les sectes millénaristes et le mouvement de la "convergence harmonique". Ce qui a été l'un des principaux fondements et étapes de la mouvance new-age.
Voici ce que nous en dit wikipédia: La convergence harmonique est un rassemblement du courant New Age qui se déroula les 16 et 17 août 1987 en différents points de la planète, sites religieux ou lieux réputés pour leur qualité ésotérique particulière.
Selon les sources, la date fut choisie soit parce qu’elle représentait la fin d’un cycle de 26 000 ans basé sur une interprétation du calendrier Maya (la révolution du soleil autour des Pléiades), soit parce que cette date était celle où plusieurs planètes du système solaire se seraient trouvées dans un alignement particulier. L’objectif de ce rassemblement était de rassembler 144 000 personnes afin de provoquer un changement collectif, un moment charnière dans l’évolution de la Terre. Bien que certains des participants ont cru voir dans les changements politiques de la fin des années 1980 des effets de la convergence harmonique, beaucoup d’autres furent déçus des résultats, ce qui marqua un changement dans les directions du mouvement New Age au début des années 1990 qui prit alors la forme d'une démarche plus personnelle de bien-être.
On en vient vite à attribuer à José Argüelles lui-même la datation du 21 décembre 2012, une datation qu’il confirmera en réinterprétant les calendriers mayas à l’aide d’éléments puisés, entre autres, dans le Yi-King. Il établit ainsi un tout nouveau calendrier, le « maya galactique », par opposition aux calendriers « mayas indigènes ».

Déjà à l'époque, on note la prédilection pour la conjoncture astronomique, qui est une récupération du système de fonctionnement du calendrier maya, et de sa structuration du temps. Toute la structure de cette prédiction du 21 décembre (je ne mentionne pas les très nombreuses dérives qui ont suivi ensuite sur la théorie de base, avec les "planète cachée", les "étoiles qui changeront de place mais grâce à Métatron tout restera virtuellement en place"...) se basent sur des éléments pseudo-historiques pour apporter une forme de crédibilité. Rendant ainsi d'autant plus difficile pour les personnes qui ne sont pas habituées à ces théories, qui n'ont pas de culture scientifique, ou de bagage scientifique qui permet de comprendre les erreurs, de ne pas adhérer à l'idée, ou s'inquiéter de celle-ci. On accorde après plus d'importance à la masse qui pense avoir raison, alors que le scientifique devient le Cassandre criant la "vérité" dans le désert.
En opposition aux recaculs du calendrier maya:
José Argüelles établit un nouveau calendrier, le « maya galactique », par opposition aux calendriers « mayas indigènes », en utilisant entre autre le Yi-king, et ses visions prophétiques pour celui-ci.


Quelles causes sociologiques et religieuses à la fin du monde?
" Le rôle des médias:
Si le rôle d’Internet semble indé­niable dans la propagation de la rumeur, il est toutefois exagéré de la mettre sur le seul compte de ces thèses éso­tériques. La diffusion massive de peurs et d’angoisses n’est pas si contemporaine : tracts, crieurs publics, sermons, almanachs ou chaîne de lettres ont – bien avant l’arrivée du Web – permis à des rumeurs de naître et de se répandre. Si la rapidité de diffusion et de tra­duction de l’information est une spécificité d’Internet, elle entraîne un simple changement de degré, et non de principe. Il ne suffit pas qu’une information soit mise en ligne pour qu’elle se répande, encore faut-il qu’elle soit relayée par les médias traditionnels : radio, télévision, journaux demeurent ainsi des vecteurs incontournables.
Finalement, la diffusion passe toujours par ce même jeu de bouche à oreille sans lequel une information postée sur un blog passerait inaperçue au milieu de la multitude de pages Web. C’est dans ce jeu de diffusion que les journalistes et les scientifiques produisent et vendent de l’information : en fabriquant une rumeur, un « phénomène 2012 », à partir de thèses ésotériques qu’ils appauvrissent, décontextualisent et radicalisent."
source: l'apocalypse selon internet
Si je suis dans l'ensemble d'accord avec le journaliste, j'aimerais nuancé un aspect important qui est souvent négligé: internet a permis à de nombreuses personnes découvrant l'ésotérisme de se retrouver, de trouver des informations et s'unir dans des cadres autrefois probablement dogmatiques et religieux (au travers des communautés religieuses) et donc a formé un véritable bouillon de culture, où en résonance avec la société, ses problèmes, les problèmes individuels, chacun a pu puiser une réponse, une explication, une façon de supporter le réel, ou de négocier avec lui. Grâce à internet, grâce aux médias, qui ne sont qu'une formidable caisse de résonance de notre monde, internet étant libre (pour nos sociétés américano-européennes) la parole libre n'a pas eu à se cacher et à donc jouer le jeu démocratique de la possibilité d'expression libre (avec certes les dérives débilitaires que cela peut entrainer).

Comment les personnes y croyant le vivent-elles, et comment dépassent-elles l'absence de fin du monde?
L'île de Patmos, où Saint Jean (de Patmos) rédigea son apocalypse, que tous pensaient imminente (dans la religion juive, la venue du Messie annonce le début des évènements eschatologiques), ils ont attendu, en vain, la venue de cette fin du monde. La communauté n'a pas résisté à cette attente, et a fini par se dissoudre.
On trouve d'autres exemples plus récents de communauté sectaire qui ont attendu ou anticipé la fin du monde.
Des exemples les plus extrêmes, comme l'ordre du temple solaire où la plus grande part de ces victimes sont mortes brûlées vives dans un suicide collectif, à des sectes russes enterrées sur terre attendant une fin qui ne vient pas... nos sociétés et nos cultures ont vu passé des centaines de "survivants" à des dates jamais arrivées. Et chacun le vit différemment.

Anticiper la fin du monde, c'est avant tout des aspects à garder à l'esprit:
- maitrise de sa fin, conjuration de la mort, négociation avec l'univers, l'homme dans une dimension sacré qui cherche à s'adapter, maitriser les éléments qui le dépassent. Si il ne peut pas dominer la nature (quelque soit sa dimension, même extraterrestre), il cherche à négocier avec elle. Anticiper permet de prévenir, d'avertir, et donc d'échapper au danger.
On négocie avec les dieux, avec les anges, avec les extraterrestres, avec les forces naturelles ou son bunker pour échapper à ce que nous ne pouvons pas empêcher.
Combien de sacrifices humains, de génocide les mayas ont-ils fait pour échapper et négocier justement avec ces dieux, le soleil, la pluie pour que le cycle du jour continue encore, et encore? Les célébrations de l'Egypte antique vénérant le lever du soleil chaque matin...L'homme n'est qu'en tentative de négociation dans son fil de l'Histoire pour permettre d'être en accord avec les forces de cet Univers et espérer y survivre sans être trop balloté.
Ces apocalypses sont le paroxysme de cette bataille vaine que mène l'homme pour le contrôle de sa vie, de son environnement, la manifestation suprême de la force de la Nature que l'homme cherche à anticiper et a tendance à oublier dans nos sociétés occidentales, mais qu'il canalise inconsciemment sur ces évènements.

- C'est aussi l'expression même de la terreur de l'homme face à des forces qui le dépassent et le dépasseront probablement pour encore quelques millénaires. Les gaulois avaient peur que le ciel leur tombent sur la tête, les chrétiens redoutaient la fin par les Romains, chaque apocalypse reflètent les peurs profondes d'un monde en changement, d'un monde dont on ne comprend pas tout, ni tout ses tenants.
Cette fin du monde de 2012 tombe au meilleur/pire moment: en pleine crise structurelle, environnementale, économique, sociale, individuelle que traverse notre monde. Elle canalise ainsi à elle seule toutes les craintes de chacun, la difficulté de faire face à des forces (bancaire, naturelle) contre lesquels l'individu est impuissant.


Dérive de la fin du monde:
Ce n'est pas "grave" de croire à la possibilité de la fin du monde, quelle soit proche ou lointaine, notre monde évolue en permanence.
Ce qui est par contre problématique, ce sont les dérives à la fois sur votre vie et sectaire.
Interrogez vous:
- cette croyance vous met-elle en danger (physique, moral, financier)?
- cette croyance vous éloigne-t-elle de personnes proches?
- cette croyance vous contraint-elle?
Si l'une de ses réponses est oui, ne restez pas seul et faites vous aider.
La MIVILUDES a dénoncé en 2011 l'amplification et les dangers des dérives sectaires liés aux groupes millénaristes et 2012. Elle a même préconisé des protocoles pour permettre à l'Etat d'intervenir et réagir au besoin.
La principale dérive et la plus connue médiatiquement aujourd'hui c'est le village de Bugarach dans l'Aude. Montagne contenant une soucoupe volante cachée, seul lieu où l'on pourrait être sauvé le soir fatidique, le village est envahi de personnes prêtes à tout pour être en ce lieu, à l'heure dite. Au point que le préfet a fait fermer les sentiers du pic de Bugarach ce soir là, de peur qu'il y ait des morts, en plus d'une affluence du site qui a littéralement explosé ces derniers mois. Dérives physiques aussi avec des prix de l'immobilier qui ont flambé, sous l'effet des personnes cherchant à acquérir un bien dans ce village pour "faire face".

Attention aux dérives sectaires, conservez votre esprit critique et réfléchissez à ce que vous craignez dans l'idée de la fin du monde, pas à ce que vous pourriez croire.
La foi ne sauve pas en échappant au réel.



Le mot de la fin revient à Frédéric Lenoir, qui a écrit un éditorial sur la question il y a un an exactement:
"nous ne vivons pas les symptômes de la fin du monde, mais de la fin d’un monde. [...] Bergson disait que nous aurions besoin d’un « supplément d’âme » pour faire face aux défis nouveaux. Nous pouvons en effet voir dans cette crise profonde non seulement une série de catastrophes écologiques, économiques et sociales annoncées, mais aussi la chance d’un sursaut, d’un renouveau humaniste et spirituel, par un éveil de la conscience et un sens plus aiguisé de la responsabilité individuelle et collective."


Et si vous lisez ce texte après le 21 décembre 2012: bravo, vous avez survécu. N'oubliez pas de recycler votre abri anti-atomique en spa 4 étoiles, et de m'y inviter!


Bien à vous


P.S.: dédicace à mon frère, avec qui je ne peux pas partager cette apocalypse, mes pensées t'accompagnent et je lèverais mon verre de bière le 21 décembre à ta santé.

P.P.S.: essentiel pour survivre aux fêtes, le dossier de décembre 2011 Arrow belle-maman fête noël

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